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Interview avec Ralph Hensel de CONVAR FOODS

Publié : 29/07/2019 11:05:47

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INTERVIEW AVEC RALPH HENSEL,
DIRECTEUR GENERAL DE CONVAR FOODS.

Depuis toujours, les aliments en boîte remplissent toutes les allées des supermarchés et à peu près tout le monde en a chez soi en stock. Vous y trouverez toutes sortes d'aliments tels que des fruits et des légumes, de la viande, du poisson et des plats cuisinés, ainsi que des boissons de différents types. En supposant que la demande détermine l'offre, la tendance semble être intacte plus de 200 ans après l'invention de la boîte, alors que l'image de ne plus être actuelle lui colle à la peau en de nombreux endroits, eu égard aux types d'emballage plus modernes et soi-disant plus doux pour les produits. S'y ajoutent également les préoccupations au sujet de la recyclabilité de la boîte, à propos de l'écobilan. Dans l'interview avec la Food Technologie, Ralph Hensel, Directeur général de CONVAR FOODS, décrit la raison pour laquelle il y a lieu cependant d'opter pour des aliments en boîtes de fer-blanc

FT : Monsieur Hensel, après des décennies de popularité presque ininterrompue, la boîte a dû combattre de nombreux préjugés dans un passé récent. Comment peut-on expliquer cela ?

HENSEL: En fait, on a pu avoir l'impression pendant un certain temps que la boîte en tant que sacro-saint matériau d'emballage est morte de facto. En temps de supermarchés bien achalandés offrant, à chaque coin de rue et à tout moment, des fruits, des légumes et de la viande sous une forme fraîche et dans une variété incroyable, les conserves faisaient presque figure de produits démodés - et de signe visible de la société du jetable, quand vous pensez surtout aux masses de canettes vides qui finissent dans les parcs et les fossés au lieu d'être à la poubelle. En plus, chacun connaît probablement encore les anciennes conserves d'autrefois qui, au fur et à mesure du stockage, présentaient à un moment donné des points de rouille plus ou moins grands, ce qui a littéralement égratigné l'image de type de conservation idéal. Et notamment, les fabricants de plats en conserve à bas prix pour discounters n'ont pas rendu service à la boîte de conserve.

FT : Y a-t-il maintenant quelque chose comme un revirement dans l'image de la boîte ?

HENSEL: On peut absolument voir cela ainsi, ou plutôt, les avantages se cristallisent de façon successive encore plus clairement. Permettez-moi d'ailleurs de mentionner à cet égard que, comme un fait exprès, la consigne très décriée pour les canettes de boissons a entre autres fait prendre conscience aux consommateurs que la boîte est tout sauf un emballage inférieur, mais une matière première précieuse. Un nombre croissant de clients sait que les conserves modernes en fer-blanc léger et mince et ayant un revêtement de haute qualité, sont protégées contre la corrosion, au même titre naturellement que le contenu, en termes d'oxygène, de lumière et de bactéries. Même la stabilité est incomparable et la longue durée de conservation est tout simplement imbattable. Cela, aucun autre matériau d'emballage n'y parvient.

FT : Vous appelez cela les avantages concrets directs de la boîte.

HENSEL: Et j'ai encore plus pour vous : Lors du transport de conserves, le commerçant n'a pas à respecter une chaîne du froid constante et souvent problématique lors des étés chauds, même pour le stockage, la réfrigération n'est pas nécessaire, ce qui rend la boîte même nettement plus durable dans le bilan énergétique par rapport aux aliments réfrigérés - cela vaut dans la même mesure pour le consommateur chez lui.

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A propos d'effort : Aujourd'hui, les boîtes s'ouvrent également bien plus confortablement qu'il y a vingt ans. Dans la plupart des cas, elles ont un couvercle à ouverture facile, de sorte que l'on n'a plus besoin d'ouvre-boîte et l'on peut même les refermer ; avec le tindle, un outil unique en forme de poignée en plastique que nous avons mis au point, une manipulation sûre des boîtes est en outre possible pour les réchauffer au bain marie, pour les servir et même pour les maintenir Le grand atout est certainement la longue durée de conservation déjà mentionnée, qui se situe entre deux et dix ans, de sorte que l'on peut également acheter en stock de plus grandes quantités pour les situations d'urgence.

FT : ...qui restent « fraîches » plus longtemps.

HENSEL: Exactement. On estime aujourd'hui que près d'un tiers des aliments produits dans le monde finit à la poubelle Les principales causes de ce gaspillage - qui coûte en Allemagne en moyenne 235 euros par an à chaque consommateur - sont une mauvaise planification de l'achat et l'évaluation erronée de la durée de conservation, par exemple en ce qui concerne la date limite d'utilisation optimale. Ce problème n'existe pas pour les boîtes à longue durée de conservation, en outre, on peut même les refermer.

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FT : Mais comment faut-il envisager la qualité à présent ? Vous avez déjà parlé que nous pouvions finalement acheter des aliments frais partout et les transformer frais. Il n'est pas possible de mieux s'alimenter.

HENSEL: C'est exact, mais ne vous voilez pas la face : Ce n'est pas la majorité des consommateurs qui se sert joyeusement au supermarché ou au marché hebdomadaire pour faire le plein de produits frais et les cuisine à la maison. Cela ne fonctionne déjà pas pour des raisons de temps et donc la tendance est donc plutôt plus aux aliments emballés et filmés et aux plats cuisinés. Dans la production alimentaire industrielle, il est prouvé qu'il est encore monnaie courante d'utiliser le glutamate et les conservateurs - les deux choses qui peuvent être dangereuses pour la santé pour un certain nombre de gens et assurent en outre également que l'on puisse à peine goûter aux aliments transformés d'origine. La boîte, en revanche, offre la possibilité d'une transformation beaucoup plus douce, car peu de conservateurs et d'additifs artificiels, voire aucun, ne sont nécessaires et grâce à la conservation métallique, la majorité des nutriments et vitamines restent conservées.

FT : Est-ce vraiment le cas ? Y a-t-il des enquêtes significatives à ce sujet ?

HENSEL: Après des tests multiples, les études sont définitivement du côté de la boîte. Dans le cadre d'études portant sur la manière de distinguer les aliments issues d'une boîte des mêmes plats fraîchement préparé, en fonction de leur composition nutritionnelle, on n'a guère enregistré de différence dans le résultat en ce qui concerne les graisses, les protéines et les hydrates de carbone, les principaux éléments nutritifs. Certes, la teneur en magnésium, potassium et vitamine C était un peu plus élevée dans les aliments frais, mais en revanche, les plats en conserve avaient une longueur d'avance en ce qui concerne la vitamine B6 et l'acide folique.

FT : Votre conseil serait plutôt de recourir à nouveau plus souvent aux boîtes en toute confiance ?

HENSEL: Bien sûr, nous ne conseillons à personne de se nourrir exclusivement de boîte. Mais elle est une véritable alternative à la cuisine avec des aliments frais - et pas seulement parce que çà va vite ou que c'est approprié pour un stockage d'approvisionnement à long terme, mais aussi lorsque vous voulez profiter d'un bon repas avec une bonne conscience. Ce dernier, cependant, exige que les consommateurs ne s'orientent pas seulement en fonction du prix le plus bas possible, mais se renseignent également de la provenance des produits.

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FT : Un point sensible de toute évidence - souvent, la décision d'achat dépend encore principalement du prix. Comment pouvez-vous marquer des points ici ?

HENSEL: Je vois là un revirement, car le nombre de ceux qui achètent de façon consciente est en augmentation. De plus en plus de consommateurs sont conscients de la différence concernant la qualité de la marchandise ainsi que la transformation et ont délibérément recours à des aliments frais « normaux » selon les produits de saison locaux ou également à de la viande provenant d'animaux nourris et élevés conformément aux besoins de l'espèce. Cela peut être transféré aux aliments dans la boîte, et ainsi, chez Conserva, nous avons veillé dès le départ, lors de la sélection de nos produits et fabricants, à transformer en priorité des matières premières et des ingrédients de la région, dans de petits établissements qui travaillent d'après un modèle traditionnel et en respectant la nature. Cela nous permet non seulement de favoriser l'économie locale, mais aussi de protéger l'environnement par des circuits courts appropriés et d'offrir des spécialités régionales réellement issues de la région. En outre, nous attachons une grande importance à une agriculture respectueuse des animaux et à l'abandon du génie génétique. En achetant chez nous, vous trouverez un cachet institué à cette fin, également des informations nutritionnelles détaillées et des remarques sur les allergènes.

FT : Puisque vous abordez l'environnement, permettez-moi de vous poser en dernier : Qu'en est-il maintenant concrètement de la boîte par rapport à des emballages d'aliments congelés ou de films avec lesquels les aliments sont soudés lorsqu'il s'agit de traitement des déchets ?

HENSEL: Même sur ce point, la boîte peut impressionner : Le fer-blanc est recyclable à 100 pour cent, donc le pourcentage recyclable des boîtes de conserve est d'environ 94 pour cent, ce que l'on attribue en particulier à leur bonne manipulation dans le traitement des déchets. Si l'on considère que les autres déchets ménagers ne sont recyclés qu'à environ 66 pour cent, la boîte est tout à fait appréciable, ici également.

FT : Je vous remercie beaucoup de l'entretien, .
Monsieur Hensel